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Métadonnées

Code ISRC : c'est quoi, comment l'obtenir et le retrouver (+ ISWC et IPI)

Mis à jour le 27 octobre 2026 · 4 min de lecture

Ton distributeur te demande un code ISRC, une librairie de synchro te réclame l'ISWC, la SACEM parle de ton IPI… Trois sigles qui se ressemblent, mais qui n'identifient pas du tout la même chose. Les confondre, c'est le meilleur moyen de laisser des revenus se perdre en route. Voici à quoi sert chacun, et comment les obtenir en France.

Le code ISRC : la plaque d'immatriculation de ton enregistrement

L'ISRC (International Standard Recording Code, norme ISO 3901) identifie un enregistrement précis : un master, pas la chanson en tant que telle. C'est grâce à lui que les plateformes, les radios et les organismes de gestion savent quel enregistrement a été diffusé, et à qui reverser l'argent côté producteur et interprètes, c'est-à-dire les droits voisins.

Il compte 12 caractères, par exemple FR-XXX-26-00001 :

  1. FR : le code pays du déclarant ;
  2. XXX : le code déclarant, propre à chaque producteur ;
  3. 26 : l'année d'attribution du code ;
  4. 00001 : le numéro de l'enregistrement, choisi par le déclarant.

Un ISRC par version, pas par chanson

C'est l'erreur la plus fréquente. Chaque version d'un morceau est un enregistrement différent, donc elle a son propre ISRC : version album, radio edit, remix, version acoustique, instrumentale… En synchro, c'est crucial : l'instrumentale que tu envoies à un superviseur musical doit avoir son propre code, sinon impossible de tracer correctement son utilisation.

À l'inverse, un même enregistrement garde le même ISRC toute sa vie : si tu remets ton single sur un album ou une compilation, tu ne lui en crées pas un nouveau.

Comment obtenir un code ISRC en France

Deux options, selon ton niveau d'indépendance :

  1. Laisser ton distributeur le générer. La plupart des distributeurs numériques attribuent un ISRC automatiquement si tu n'en as pas. C'est simple, mais le code est alors rattaché à leur code déclarant, pas au tien.
  2. Obtenir tes ISRC toi-même, gratuitement. En France, deux services gratuits sont ouverts sans adhésion :
    • ISRC France, la plateforme de la SCPP (agence nationale ISRC) : tu crées un compte, tu fais ta demande, et tes ISRC te sont fournis sous 24 h ;
    • le service ISRC de la SPPF : même principe, compte puis demande, mais les ISRC sont générés immédiatement.

Obtenir tes ISRC toi-même, c'est garder la main : ils te suivent si tu changes de distributeur, et ils t'identifient clairement comme producteur.

Retrouver l'ISRC d'un morceau déjà sorti

Trois réflexes, du plus fiable au plus rapide :

  1. Ton espace distributeur : l'ISRC est affiché sur la fiche de chaque sortie ;
  2. La base officielle de l'IFPI, ISRC Search (isrcsearch.ifpi.org), qui permet de chercher par titre ou par artiste ;
  3. Les outils de type « ISRC finder », pratiques pour un contrôle rapide, mais à recouper avec ton distributeur.

Note tous tes ISRC dans un tableau (titre, version, ISRC, date de sortie). C'est la base d'un catalogue propre.

ISWC et IPI : les deux autres codes à connaître

L'ISWC (International Standard Musical Work Code) identifie l'œuvre : la composition et le texte, quelle que soit la version enregistrée. Il est du type T-123.456.789-C. En France, il est attribué via la SACEM quand l'œuvre est déclarée. Une chanson = un ISWC, même si elle a dix enregistrements, donc dix ISRC.

L'IPI (Interested Party Information) identifie une personne : auteur, compositeur ou éditeur. Ce numéro t'est attribué par ta société d'auteurs quand tu t'affilies. Tu le retrouves dans ton espace membre. Pour savoir à quelle société t'adresser, lis notre guide des sociétés de gestion.

Pour résumer : ISRC = l'enregistrement, ISWC = l'œuvre, IPI = la personne. Les trois ensemble permettent de relier un passage radio ou une synchro à la bonne chanson et aux bons ayants droit.

Pourquoi c'est décisif pour la synchro

Une librairie musicale ou un superviseur musical reçoit des centaines de morceaux. Ceux dont les métadonnées sont incomplètes (ISRC manquant, ISWC absent, répartition des auteurs floue) passent en dernier, voire sont écartés. Un catalogue bien codé, c'est un catalogue qu'on peut licencier vite, et donc un catalogue qu'on choisit.

Article pédagogique, à jour en octobre 2026. Les procédures d'attribution peuvent évoluer : vérifie toujours les conditions en vigueur auprès de la SCPP, de la SACEM ou de ton distributeur.

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