SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, SCPP, SPPF : le guide pour savoir où t'affilier
Cinq sigles, cinq organismes, et une question qui revient sans cesse chez les artistes indépendants : « je m'affilie où ? ». Voici comment y voir clair.
SACEM : pour les auteurs, compositeurs et éditeurs
La SACEM gère le droit d'auteur. Si tu écris des paroles ou composes une mélodie, c'est elle qui collecte et reverse les redevances liées à l'exploitation de tes œuvres (radio, streaming, concerts...).
ADAMI ou SPEDIDAM : ce n'est pas une question de talent
Les deux gèrent les droits voisins des artistes-interprètes, mais pas pour le même rôle. L'ADAMI concerne les artistes « principaux » : voix lead, soliste, chef d'orchestre, DJ. La SPEDIDAM concerne les musiciens accompagnateurs, choristes et musiciens de session. Ce n'est pas ton talent qui détermine l'organisme, c'est ton rôle sur l'enregistrement — et rien n'empêche d'être affilié aux deux si tes rôles varient selon les projets.
SCPP ou SPPF : selon la taille de la structure qui produit
Ces deux sociétés gèrent les droits voisins des producteurs phonographiques. La SCPP est historiquement liée aux grandes maisons de disques. La SPPF est dédiée aux producteurs indépendants — si tu autoproduis tes enregistrements, tu es toi-même « producteur phonographique » et c'est typiquement vers elle que tu te tournes.
La règle qu'on oublie tout le temps
Être membre d'une société de gestion ne suffit pas : c'est la déclaration titre par titre qui déclenche la perception des droits. Un morceau non déclaré ne rapporte rien, même à un artiste par ailleurs affilié.